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mise à jour: Mer 11 avril, 2007
 
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République de Moldavie..
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.Place des artistes - Chisinau

Au sommaire:
Introduction / L'Histoire / La Culture / L'Economie / Le Système Politique / Agriculture / Education et Sciences / Santé / Transport et télécommunications / Rapports bilatéraux france-moldavie / Les relations économiques et commerciales / Les exportations / Les importations / Les entreprises françaises en Moldavie /

Introduction

Les bords du Nistru près de Criuleni

La République de Moldavie est située au sud-est de l’Europe, entre les fleuves Prut et Nistru ainsi que sur une bande étroite de la rive gauche du Nistru, dans son cours moyen et inférieur. Entourée de la Roumanie et de l’Ukraine la Moldavie occupe une superficie de 33,8 km². Le pays s’étend du Nord au Sud sur 350 km et de l’Ouest à l’Est sur 150 km. Au croisement d’importantes axes de communication, la Moldavie jouit d’une position favorable assurant les liens commerciaux et touristiques avec de nombreux pays.

Le relief représente une plaine vallonnée en pente du Nord-Ouest vers le sud-est, à altitude moyenne de 150 m au dessus du niveau de la mer.
Dans la partie centrale se trouvent les Codres (région boisé) la région la plus élevée à altitude maximale de 430 m. Les processus d’érosion et les glissements de terrain ont conduit à la parution des ravins en forme d’amphithéâtre où se situent des localités rurales. Le paysage pittoresque des Codres n’est pas sans rappeler certains régions suisses. Cette zone joue un rôle important dans le maintien de l’équilibre écologique. Le réseau hydrographique comprend plusieurs centaines de rivières et ruisseaux, mais seulement 7 d’entre eux dépassent la longueur de 7 km. Le pays a plus de 50 lacs naturels avec une superficie totale d’env. 60 km². La réserve des eaux souterraines avec une nette prépondérance des eaux potables est estimé à 200 mln. m3. Le pays est riche en sources d’eau minérale.
En Moldavie existent 5 Parcs Nationaux ayant une surface totale de 19,4 mille ha.
Le climat du pays est continental tempéré, similaire à celui de l’Europe de l’Ouest, avec des hivers courts et relativement doux (la moyenne étant de -3° C en janvier) et des étés longues et chaleureux (moyenne de +25° C en juillet). La température moyenne annuelle est de +10° C.
Les principaux gisements et richesses naturelles de la Moldavie sont les composantes du ciment, le plâtre, la pierre de construction, le sable et la matière première pour les briques et tuiles. Du pétrole et du charbon brun ont été découvert récemment, dont l’importance industrielle est en cours d’évaluation. Toutefois, la richesse la plus importante est le "tchernoziom", considéré comme étant parmi les plus fertiles au monde, dont l’étendue dépasse 75% des terres.
La population de la République de Moldavie compte plus de 4 457 mille habitants, soit une densité moyenne de 128 habitants / km².
La capitale de la Moldavie est la ville de CHISINAU, dont les chroniques attestent l’existence depuis 1436.

La Culture

L’image authentique du peuple moldave est pleinement refleté dans ses "doinas" (complaintes populaires) et ses ballades, dans ses danses ravissantes, dans l’enjouement des noces, dans toutes les costumes de la société patriarcale et du foyer parental. Durant des siècles, les Moldaves ont bâti des citadelles pour défendre leurs terres et leur liberté. Ils ont érigé plusieurs églises et monastères - expression fidèle de leur âme - qui demeurent des centres d’histoire et de culture nationale. Des écoles et des bibliothèques, où l’on copiait et traduisait des livres rares sont apparues au fil des siècles a côté de ces centres. La civilisation geto-dace, la proximité des villes pontiques grecques, la conquête romaine, la diffusion du Christianisme, l’influence byzantine, la vassalité à la Porte sont des événements qui ont profondément marque la spiritualité autochtone et les processus de l’évolution des arts plastiques , décoratives et de l’architecture du pays. Jusqu’à nos jours subsiste dans le Sud de la république les remparts en terre de Trajan, surnommés par les paysans "remparts des géants".
Pendant les rares périodes de paix le peuple a édifié des précieux monuments de culture spirituelle. Au XVIIème et au XVIIIème siècles paressent les premières oeuvres laïques en langue roumaine de Grigore Ureche, Miron Costin, Nicolae Milescu-Spataru, Dimitrie Cantemir. Des écoles laïques sont ouvertes et des livres imprimés voient le jours. Les princes Matei Bassarab (1632-1654), Vasile Lupu (1633-1653), Constantin Brancoveanu (1688-1714) etc. ont été les fondateurs de la littérature moldave.

Orheiul Vechi (ci-contre) est un des plus importants cites historiques ou l’on peut voir les vestiges des anciens habitats des geto-daces; des fondements de la mosquée, du mihrab, du caravansérail et des bains de la cite médiévale tatare, les ruines d’une cite moldave du XV siecle.
Les fresques de l’église de Causani représentent le plus important ensemble de peinture murale médiévale. Les fortifications médiévales sont représentés par la forteresse de Soroca (ci-dessous), de Tighina-Bender, faisant partie jadis d’un vaste système de défense contre les invasions nomades construit le long du fleuve Nistru.
Le long de toute leur histoire les Moldaves ont apprécié et célébré les artisans - créateurs des fameux tapis en laine, des broderies ingénieuses, de la poterie etc
Forteresse de Soroca

. Site d'Orheiul Vechi

. L'économie

Généralités

L’économie du pays est basée sur les principes du marché, de l’initiative et de la concurrence loyale. Comme tout Etat en transition la République de Moldavie est confrontée aujourd’hui à des difficultés majeures tout en s’adaptant aux nouvelles conditions et relations économiques. Parmi les ex-républiques soviétiques la Moldavie a été un des pays les plus touchés par les conséquences de l’effondrement de l’ancien système, dont les plus importantes ont commencé à se manifester dès 1991.

Le déclin de la production, les difficultés tant intérieures que extérieures ont affecté le régime fiscal, notamment la balance des paiements. Bien que le volume du commerce extérieur, y compris l’exportation, ait augmenté, la balance commerciale est restée négative, enregistrant un déficit de 15,6% du PIB. La nécessité d’un support financier extérieur pour la réalisation des réformes a généré les dernières années le cumul d’une dette extérieure estimée à 93% du PIB.
Le budget de l’Etat fait l’objet de trois lectures au parlement. Le système budgétaire moldave comprend le budget de l’état, les budgets locaux, le budget social, et les fonds budgétaires complémentaires
Depuis 1993 les gouvernements successifs ont mis en place les outils législatifs pour réformer l’économie moldave. La stabilisation financière, obtenue avec le soutien du FMI, a constitué le premier succès. Une nouvelle monnaie a été mise en circulation en 1993. Le Ministère des Finances a appliqué une politique monétaire et fiscale très stricte qui a assuré une baisse régulière de l’inflation (11,2% en 1997) et la stabilité des taux de change du leu qui s’échange aujourd’hui à 12,4 lei pour 1 dollar
La privatisation et la restructuration des principales entreprises publiques, la mise en place d’un cadre législatif adapté aux exigences des échanges internationaux et l’ouverture vers de nouveaux marchés étrangers constituent les principaux enjeux de la transition économique. Le gouvernement bénéficie de l’assistance des bailleurs de fonds internationaux. Après la phase de stabilisation, la Moldavie est confrontée au problème de la revitalisation de son économie. Les réformes ont amélioré l’efficacité et la réactivité des entreprises. Ce processus a cependant ses limites. La dette intérieure et extérieure atteignent des niveaux records et la balance commerciale enregistre un déficit structurel croissant. La politique de libéralisation de l’économie a également des retombées négatives sur le plan social.
Le gouvernement en 1997 et 1998 a activement oeuvré à la deuxième génération de réformes. Les priorités de la politique budgétaire concernent la promotion du secteur privé et la discipline des agents économiques, l’élimination des arriérés fiscaux et le paiement des dettes des entreprises, en particulier dans le domaine énergétique.
La réforme économique, dans son ensemble, est soutenue par plusieurs organisations financières internationales, y compris le FMI, la Banque Mondiale, la BERD, etc. Les crédits accordés sont utilisés pour maintenir le taux de change de la monnaie nationale, pour le développement du secteur privé et des petites entreprises, pour la réalisation de certains projets et réformes dans divers domaines et sphères de l’économie.
Aujourd’hui, l’objectif principal de la Moldavie est d’intégrer l’organisation Mondiale du Commerce. Avec les derniers résultats, ceci est sur le point de se réaliser.

Produit Interieur Brut
Après une croissance modeste en 1997 (+1.3%) et une forte baisse en 1998 (-8.6%), la recession a continué en 1999, provoquant une baisse du PIB de 5% qui s’établit à 12 204 millions lei (1.18 milliard de dollars). Ces deux années difficiles s’expliquent par la crise économique et financière russe de 1998 et par la duré de restructuration de l’économie moldave. Pour 2000, les experts anticipent une croissance de 2%.

Inflation
L’indice des prix à la consommation, qui affichait une hausse de plus de 2000% en 1993 aété ramené à 23.8% en 1995, 15.1% en 1996 puis 11.2% en 1997. Si l’inflation a été maintenue en dessous de 15% (exigence du FMI) pendant le 1er semestre 1998, la crise russe a perturbé cette tendance positive en ramenant l’inflation à 18,3% en 1998 et à 39% en 1999. En l’an 2000, elle devrait se stabiliser autour de 25%.

Emploi et salaires
Malgré les difficultés économiques, le nombre officiel de chômeurs reste modeste. En décembre 1999 on en dénombrait 32 000 (contre 28 000 en janvier 1998). Les catégories les plus touchés par le chômage sont les femmes (66%) et les jeunes de moins de 30 ans (50%). 20% des chômeurs ont une formation universitaire.
Néanmoins, les travailleurs sont confrontés à plusieurs problèmes: les arriérés de salaires, les congés sans soldes, les emplois à temps partiel et les paiements en nature.

Salaire moyen en 1997: 220,0 lei (47.31 USD)
Salaire moyen en 1998: 252,0 lei (46.83 USD)
Salaire moyen en 1999: 292,0 lei (26,00 USD)

Ces chiffres ne mettent pas en valeur l’écart de salaires entre les villes et la campagne, entre les différents secteurs d’activités (138.3 lei pour l’agriculture, 420.8 lei pour l’industrie et 1131.1 lei pour le secteur financier). Il faut également souligner que de nombreux habitants cumulent plusieurs emplois pour maintenir leur pouvoir d’achat.

Budget de l’état
Pour l’an 2000, voté le 11 avril dernier, le budget prévoit des recettes de 3795 millions de lei (3100 mln. en 1999) et des dépenses de 4175 millions de lei, soit un déficit de 380 millions de lei. A la fin du I trimestre 2000, le déficit s’élevait à 15 millions de lei. La dette interieure à la même date comptait 1875,4 mln.lei (1$ = 12,4 lei) et celle extérieure 749,9 mln. de dollars.

Taxes et fiscalité
La législation fiscale tend à favoriser l’investissement local et à soulager les entreprises. Ainsi le taux de l’impôt sur le bénéfice des sociétés est passé de 32% à 28%. En outre, une réduction d’impôts sur les bénéfices est octroyée a hauteur de 50% du montant investi en immobilisations.
Le taux de la TVA applicable aux marchandises et aux services est actuellement de 20%. En 1999, les droits de douanes varient entre 5% et 15%. Les droits de douanes sont fixés annuellement par la loi sur le budget. Les importations temporaires et certains équipements destinés à la production ne sont pas soumis à la TVA, aux droits de douanes et aux accises.

Commerce exterieur
Le monopole d’état dans le domaine du commerce extérieur a été aboli en 1992. Le commerce extérieur est libéralisé, sauf pour quelques catégories spécifiques (armements, métaux précieux, etc.). Toutes les restrictions sur les exportations ont été supprimées.
La Moldavie est tributaire de ses exportations. Le commerce extérieur reste largement marqué par le rôle de fournisseur de produits agricoles qui était dévolu à la Moldavie dans l’ex-Union Soviétique.
Affectées par la crise financière russe, les exportations ont connu une forte baisse sur l’année 1998: - 27%. Les importations ont également baissé: -12.5%. Parmi les importations, seules 2 catégories ont progressé: les machines et biens d’équipement, + 30% et le textile +3.7%.
En 1999, comme conséquence de la même crise financière, le commerce extérieur a continué se contracter: les exportations ont baissé de 26% pour s’établir à 415 millions de dollars et les importations de 50% à 516 millions de dollars par rapport à la période janv-nov 1998. L’an 2000 a rétabli la tendance positive du commerce extérieur qui au I trimestre a connu une hausse de 28,6% (+65,4 mln.dollars) par rapport à la même période de 1999.
Au cours de l’année 1999, la part de la CEI dans le commerce extérieur moldave a baissé fortement ce qui indique un réequilibrage en faveur de l’UE ou des pays de l’Est. Néanmoins, l’augmentation des exportations vers l’UE ne compense toujours pas la réduction des débouchés en CEI.
Certains pays européens, comme l’Allemagne ou l’Italie, ne négligent pas le potentiel moldave et concentrent leur attention sur des créneaux porteurs (textiles, matériaux de construction, équipement pour l’industrie agro-alimentaire).

Investissements
La Moldavie bénéficie de nombreux prêts et aides qui lui sont accordés par les pays occidentaux, la Russie, ainsi que la Banque Mondiale, la BERD, le FMI ou l’Union Européenne. Ces facilités financières, ainsi que l’assistance technique qu’elle reçoit, aident la Moldavie à restructurer son appareil productif. Les besoins moldaves en matière de biens d’équipement, de technologies et d’accès aux marchés internationaux sont considérables, ce qui offre des opportunités de partenariat aux entreprises étrangères.
Depuis 1991, les organismes publics multiplient les efforts pour promouvoir l’image du pays et développer les structures d’aide aux investisseurs étrangers. L’adhésion àl’Agence Multilatérale pour la garantie des Investissements (MIGA) assure aux investisseurs étrangers le dédommagement en cas de guerre civile, de troubles politiques ou de décisions gouvernementales.
Les investissements peuvent être effectués dans toutes les branches d’activité, sous réserve de ne pas contrevenir aux intérêts et à la sécurité de l’Etat. Les étrangers ne peuvent pas être propriétaires que pour de terrains affiliés à leurs entreprises. En outre, ils peuvent en obtenir le prêt pour une période maximale de 99 ans.
En Avril 1999, le Parlement français a ratifié un accord entre la Moldavie et la France portant sur la protection des investissements. Enfin, les négociations sur l’établissement d’une convention de non double imposition qui avaient commencé en octobre 1999 devraient s’achever cette année.
Au 1 janvier 2000, on dénombrait 1874 entreprises avec participation étrangères (dont 589 avec une participation de 100%). Environ 70 % sont dans le commerce, 12% dans l’industrie, 1% dans l’agriculture. Les investissements de ces entreprises à partir de la date de leur enregistrement s’élève en 1999 à 535 millions de dollars, dont 296 millions $ (55%) ont été versés par les investisseurs étrangers. Les principaux pays investisseurs sont: la Russie (55 M$), les Etats-Unis (31,1 M$), la France (12,4M$), l’Irlande (11,3 M$), l’Allemagne (10,5 M$), le Liechtenstein (9,2 M$).
En outre, Voxtel, la filiale Moldave de France Telcom Mobile International a signé un prêt de 40 M$ le 8 avril 1999. Cet investissement va placer la France en 2-ème position derrière la Russie.
Les investissements étrangers sont essentiellement concentrés dans le secteur énergétique et le secteur d’alimentation en gaz naturel et eau (104 M USD), l’industrie de transformation (93,8 M USD), le commerce (56,9 M USD, les transports (5,7 M USD), l’hôtelerie (5,5 M USD et l’immobilier (5,9 USD).
Les entreprises à capital étranger assurent 29.9% du volume total des exportations et 27.2% des importations du pays.
La taille du secteur privée n’a cessé de croître depuis quelques années. Au début de 1999, la part du privé dans l’économie était estimé à 60%.
Dès 1992, la République de Moldavie a adopté un arsenal juridique qui favorise le commerce. L’assistance technique internationale a facilité l’adoption de la législation moldave aux réalités économiques nouvelles.
La plupart des organismes de coopération interviennent dans ce domaine. Le GTZ a financé la loi sur les faillites et l’étude d’un nouveau code fiscal entré en vigueur le I er janvier 1998. TACIS et le GTZ accompagnent les réformes nécessaires pour la demande d’adhésion à l’OMC. La collaboration internationale permet de promouvoir un cadre législatif de plus en plus ouvert.
Les étrangers bénéficient des mêmes garanties que les moldaves, tant pour les personnes physiques que juridiques.
L’attitude du gouvernement moldave envers les investissements étrangers est naturellement favorable. Pour les investissements importants, des avantages ou des incitations fiscales particulières peuvent être obtenues. Pour les investissements supérieurs à 5 millions de dollars, une autorisation du ministère des fmances est nécessaire. Mais celle-ci s’obtient sans grandes difficultés.
Une entreprise étrangère peut créer une filiale à 100% ou une succursale, sans s’associer à un partenaire local. La législation garantit l’inviolabilité de la propriété.
Les entreprises qui ont reçu un investissement supérieur à 250 000 dollars, bénéficient d’un abattement de 50% sur l’impôt sur les bénéfices pendant cinq ans.
Les résidents des zones franches bénéficient d’autres facilités: exonération de taxes à l’importation, de la TVA, des droits de douanes. L’impôt sur les bénéfices est de 20%.

Industrie et énergie
Le secteur industriel a été le plus touché par l’éclatement de l’ex-U.R.S.S. Depuis, de nombreuses mesures ont été pris pour restructurer et moderniser ce secteur.
L’industrie mécanique comprend 77 entreprises et 42 000 employés, produit essentiellement des équipements électriques, médicaux, de l’outillage pour l’industrie pharmaceutique, des machines pour le complexe agro-industriel et des équipements pour les télécommunications. L’industrie des matériaux de construction est représentée par 50 sociétés. Les capacités de production s’élèvent à 2,5 millions de tonnes de ciment, 2,2 millions m3 de bétons, 110 000 tonnes de chaux, 254 millions de briques, 460 millions de blocs de pierre et 4 millions de m2 de linoléum. 15 branches et 180 entreprises employant 41 000 personnes composent l’industrie agroalimentaire.
A noter que une partie importante de l’industrie lourde se trouve en Transnitrie. L’industrie métallurgique est principalement représentée par l’usine nouvelle de Ribnita. Avec une capacité annuelle de production de 700 000 tonnes.
La production de l’industrie légère (46 entreprises et 25 000 employés) est très diversifiée: tricotage, vêtements, tapis, chaussures, maroquinerie. Une grande partie des entreprises de ce secteur ont été modernisée, plusieurs entreprises mixtes ont été créées avec la participation de capitaux étrangers. 20 entreprises emploient 7 000 employés dans la production de bois et de meubles.
En 1997, la Moldavie a initié la dérégulation de son secteur énergétique (gaz et électricité) avec le soutien de la banque mondiale et de l’Usaid (assistance technique américaine). Cette mesure etait essentielle pour le rétablissement des équilibres financiers de l’Etat. Le 2 août 1999 le Gouvernement a annoncé un appel d’offre pour la privatisation des sociétés de distribution. Le gagnant, Union Fenosa (Espagne) a offert 20,2 millions dollars pour le RDE Chisinau et RDE Centre et a pris l’engagement d’investir autres 42,9 millions dollars dans les cinq années prochaines.

Le système financier
Le fonctionnement d’un système financier et monétaire indépendant est une condition obligatoire de la souveraineté d’un pays. L’adoption en 1995 par le Parlement de la République de Moldova des lois concernant la Banque Nationale de Moldavie et les institutions financières a constitué un acquis important pour la période de transition. Le cadre légal de l’activité de la BNM s’est traduit par la délimitation précise de ses attributions, de ses objectifs et des instruments de sa politique, de ses relations avec les institutions financières.
La Moldavie a adopté initialement l’objectif général du passage d’un système financier monobancaire, caractéristique pour la période soviétique, vers un système structuré à deux niveaux. Au premier niveau il y a la banque centrale, indépendante, au deuxième se situent les banques commerciales, qui agissent selon les principes de la concurence. A présent il y a 21 banques commerciales en Moldavie, dont 7 au capital entièrement étranger et 12 au capital mixte, ce qui dénote une certaine attractivité du secteur bancaire pour les investisseurs étrangers.
La création en 1995 et le développement ultérieur du marché des titres d’Etat, du marché des changes, y compris de celui interbancaire et boursier, a constitué un élément tè?s important de la transition. L’objectif suivant a été la création du marché secondaire dans lequel la banque centrale ajuste la liquidité du syst?me bancaire par l’intermédiaire des opérations open market, en utilisant les instruments monétaires indirects.
L’implantation des réformes initiées par la banque centrale dans les domaines de la supervision bancaire, du système des paiements et du syst?me de comptabilité ont constitué les éléments les plus importants pour atteindre les objectifs généraux.
L’introduction de la monnaie nationale le 29 novembre 1993 a eu comme rézultat la metrise de l’inflation galopante, ce qui corraispondait à l’objectif principal de la politique bancaire, soit la stabilité de la monnaie nationale. Par conséquent, l’inflation a baissé de 2707,2% en 1993 et de 104,6% en 1994 à 11,2% en 1997, pour hausser suite à la crise financière de Russie jusqu’à 18% en 1998 et à 43,7% en 1999.
Les résultats de dernières années, y compris après la crise financièe de 1998, ont prouvé l’efficacité et la flexibilité de la politique de change de la BNM, qui a permis le flottement libre du Leu, ce qui a équilibré les divers secteurs du marché : celui des crédits, des titres, du marché des changes.
Interéssée à proteger les créditeurs et les déposants bancaires, la BNM a établit à partir de 1992 des réglements prudentieux pour les banques commerciales, modifiés au mois de mars 1995, qui prévoient des standards correspondant à l’Accord de Bâle pour ce qui est du système bancaire de Moldavie.
La communauté internationale a apprécié les réformes économiques, mises en place en Moldavie les dernières années. Dans la période 1992-1993 le pays est devenue membre des institutions financières internationales, telles que : le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale, la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement.
Le 30 juin 1995 la République de Moldavie a accepté les prévisions de l’Article 8, Sections 2, 3 et 4 du Statut du Fond Monétaire International, ce qui a permis aux agents économiques d’acheter et de vendre des devises pour toutes les transactions courantes internationales, ainsi que pour quelques opérations de capital. La convertibilité dans la réalisation des opérations courantes internationales simultanément avec la libéralisation du commerce extérieur ont constitué des éléments prédestinés à soutenir l’orientation des entreprises moldaves vers la production et les investissements.
La coopération à long terme avec ces institutions prouve la confiance de la communauté mondiale pour les mesures entreprises par le Gouvernement de la République et la Banque Nationale en vue de l’amélioration de la situation dans le pays, de la restructuration de l’économie et de la stabilisation du secteur financier.
Les relations de Moldavie avec l’Union Européenne et les Etats-membres ont à la base l’Accord de Partenariat et Coopération, signé le 28 novembre 1994 et en vigueur depuis le 1 juillet 1998. Parmi d’autres clauses, cet Accord prévoit la coopération dans le domaine financier-bancaire, visant à l’intégration de la République de Moldavie dans les systèmes de réglements mutuels universellement acceptés.


Les activités culturelles restent diversifiées. L’Opéra national organise chaque année le festival international "Invite Maria Biesu" et effectue des tournées dans des pays d’Europe occidentale. Le festival biennal " Eugène Ionesco ", avec la participation de troupes théâtrales de différents pays, dont la France, est devenu une tradition. A Chisinau, on trouve plusieurs salles de concert dont la Philharmonie nationale et la Salle d’orgue. Ces activités sont en majorité financées par des mécènes.

Les rapports bilatéraux moldo-français
Les relations entre la Moldavie et la France sont encadrées par le Traité d’Entante, d’Amitié et de Coopération signé en 1992. Les visites officielles en France et en Moldavie de M Petru Lucinschi, président de Moldavie, et M Jacques Chirac, président de la République Française ont marqué un tournant important dans la coopération moldo-française.
L’adhésion de la Moldavie à la Francophonie a confirmé son attachement aux valeurs de celle-ci et reflète les affinités existant entre les deux cultures et civilisations, ainsi que la francophilie traditionnelle des Moldaves.

Les relations économiques et commerciales
Le cadre juridique de celles-ci est défini par "l’Accord de Partenariat et de Coopération" avec l’Union Européenne, ainsi que par les accords sur la protection réciproque des investissements, sur le transport routier et sur le transport aérien. Les négociations pour un accord de non double-imposition ont débuté au mois d’octobre 1999. Un deuxième round devrait avoir lieu au printemps 2000 à Paris afin de finaliser cette convention.
La France occupe certainement une place à part dans le processus de la modernisation de l’économie nationale. Jusqu'à présent les investissements directs des compagnies françaises en Moldavie comptent environ 250 millions FF en chiffres absolues. Par conséquent, la France est devenu le 3-ème investisseur étranger en Moldavie, derièrre la Russie et les Etats-Unis. A l’heure actuelle toutes les conditions sont remplies pour qu’elle en passe au premier rang. A noter que les investissements français dans l’économie moldave représentent aujourd’hui environ 16,5 % du total des investissements des Etats membres de l’Union Européenne.
A la date du 1 janvier 2000 on comptait en Moldavie 22 entreprises moldo-françaises, 6 entreprises multilatérales avec la participation du capital français et 7 avec participation du capital français 100%.
Compte tenu du fait que le processus de privatisation continue en Moldavie dans tous les domaines de l’économie nationale, il est tout à fait possible que les investisseurs français soient intéressés par les appels d’offres dans les secteurs suivants:
l’industrie de traitement de la matiè re premiè re agricole, la production et l’assemblage des machines agricoles, d’outillages technologiques pour l’industrie alimentaire, et des diverses mécanismes pour les fermes;
le complexe énergétique (l’électricité, gaz);
l’industrie pharmaceutique et l’équipement médical;
la production des appareilles de mesure de haute précision, y compris électroniques;
télécommunications est ces infrastructures;
l’industrie du tabac et de vinification etc.
En outre, il existe en Moldavie un bon nombre d’entreprises dotées de hautes technologies, de main d’oeuvre qualifiée, qui autrefois faisaient partie du complexe militaire de l’ex-Union Soviétique. Leur champ de production concerne les technologies militaire avancées, à partir de systèmes de recherche intelligente des cibles jusqu’aux technologies performantes du programme spatial de l’ex URSS.
En ce qui concerne le commerce franco-moldave, il est à mentionner le décalage important qui existe entre le volume des investissements français et le niveaux des échanges commerciaux entre les deux pays.
Les échanges commerciaux sont caractérisés notamment par la place importante qui revient aux produits agro-alimentaires en raison d’une spécialisation étroite des exportateurs moldaves sur ces produits. (Voir le tableau). Il semble cependant que les entreprises françaises susceptibles de s’intéresser à la Moldavie n’aient pas encore pris la mesure de l’ensemble du potentiel du marché moldave.
Les exportations et les importations françaises vers la Moldavie peuvent être regroupées sur cinq, et respectivement, 2 postes principaux, (en % du total des exportations en 1999):



Les entreprises françaises en Moldavie
France Telecom Mobile International est l’actionnaire majoritaire (51%) de Voxtel, l’opérateur de téléphonie mobile local. C’est la 3-ème entreprise parmis les dix les plus grandes compagnies étrangères présentes en Moldavie. L’investissement total se chiffre à 65 millions de dollars. Voxtel emploie environ 200 personnes et exploite le réseau GSM depuis octobre 1998. Le 8 avril 1999, Voxtel a signé un prêt de 40 millions de dollars auprès de l’International Finance Corporation (Banque Mondiale).
Le Crédit Commercial de France est la Banque conseil qui organise la privatisation du secteur énergétique sur fonds Banque Mondiale.
Lafarge a finalisé la reprise de 52% des actions de l’usine de ciment de Rezina pour 200 000 dollars et s’est engagé à investir 13 millions de dollars. Le 28 mai 1999, Lafarge a participé a la assemblée générale des actionnaires. La production a repris mi-août 1999 et l’usine produira 500 000 tonnes de ciment chaque année.
Le groupe Bargues Agro-Industries, numéro deux européen dans le secteur des noix, s’est installé dans la région de Télénesti. L’enteprise a investi environ 160 000 dollars et emploie aujourd’hui près de 200 personnes.
La société Alstom et l’enteprise SIIF Energie ont reçu du gouvernement une licence les autorisant à produire de l’électricité. Le consortium prévoit la construction d’une centrale de production d’électricité de 125 MW. L’investissement prévu est de 80 millions de dollars. Le consortium a obtenu une licence de production d’électricité pour 25 ans.
Le groupe Bergerat Monnoyeur a ouvert un bureau de représentation à Chisinau. Bergerat Monnoyeur a très bien réussit son implantation en Roumanie et se montre optimiste sur sa présence commerciale en Moldavie. Les produits proposés sont des compresseurs, des groupes électrogènes, la gamme Caterpillar et la gamme de matériel agricole John Deer.
En 1996, la filiale roumaine d’Alcatel a vendu un central téléphonique pour le district de Hincesti. Alcatel est en négociation avec Moldtélécom pour remplacer plusieurs autres centraux téléphoniques. Le groupe français devrait créer une représentation permanente suite à la vente de matériel pour l’installation du réseau GSM en Moldavie.
Une représentance Renault pour la vente des voitures a été inaugurée au mois d’août dernier.
Les parfums français sont aussi bien représentés sur le marché moldave. Des magasins Yves Rocher, Arcopal et Parfum Lux ont été ouverts dans le centre ville.
La coopération entre la République de Moldavie et la France a une bonne perspective. Tous les éléments sont là: d’un coté il y a la volonté politique au plus haut niveau d’approfondir et d’élargir cette coopération, de l’autre - il y en a le cadre juridique nécessaire. L’acquis d’une perspective claire d’adhésion à l’Union Européenne devrait également contribuer à la croissance des flux des capitaux étrangers, y compris français, ce qui, finalement, peut avoir un impact général positif sur la stabilité et le climat investissionnel du pays.

 

 


Conformément aux articles 200 et 238 bis du Code Général des Impôts, les dons faits à l'Association Culturelle France Moldavie permettent aux contribuables français (particuliers et entreprises) une réduction d'impôt égale à 66% des sommes versées, dans la limite (de versement) de 20% du revenu imposable ou de cinq pour mille du chiffre d'affaires.
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"La Moldavie à la croisée des chemins"
de Florent PARMENTIER
Editions editoo.com

La Moldavie à la croisée des chemins
Nbr de pages : 180
Format: 14x22
Prix : 16.00 €
Réf :2-7477-0071-2

Moins bien connue que les autres nations d’Europe Centrale et Orientale, la Moldavie est souvent associée, dans l’univers francophone, à la Syldavie de Tintin imaginée par Hergé ! Ce pays, situé entre les Balkans et les plaines continentales et non loin du Danube, des Carpates, de la mer Noire et d’Odessa, a pourtant représenté, tout au long de son histoire mouvementée, un territoire hautement stratégique.
S’appuyant sur un corpus documentaire particulièrement riche, Florent Parmentier, diplômé de Sciences Po Paris et auteur de nombreux articles sur l’Europe de l’Est, propose ici un essai passionnant sur un Etat ô combien paradoxal.
La Moldavie semble en effet tiraillée entre les chemins opposés de l’archaïsme et de la modernité : d’un côté, elle se montre capable d’intégrer les grands organismes internationaux, tels le Conseil de l’Europe ou l’OMC ; d’un autre elle s’avère incapable de maîtriser son territoire avec la sécession de fait de la Transdniestrie. Partant de ce mystère, ce livre constitue une synthèse inédite et éclairante, qui nous invite à découvrir en détail une contrée qui, en 2007, sera ni plus ni moins voisine de l’Union Européenne.
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Une Moldavie viticole...

L’Histoire

Le territoire de la République de Moldavie d’aujourd’hui est peuplé depuis les temps préhistoriques. Les Geto-Daces, y installés à partir du II-ème siècle avant J.C., se voient vite romanisés après la victoire remportée par Trajan en 105. Un rôle important dans le processus de romanisation revient à l’expansion du Christianisme aux IV-VI ss. Avec le départ des légions romaines le territoire est consécutivement envahi par des peuples nomades jusqu’au XIV siècle sous les règnes de Alexandre le Bon et de Etienne le Grand. C’est l’époque de la construction de nombreux monastères, églises et forteresses. Après la mort de Etienne le Grand la Principauté de Moldavie se voit obligée d’accepter la suzeraineté de la Porte Ottomane, sans pour autant perdre son autonomie étatique. Suite à la guerre russo-turque de 1806-1812, le territoire de la Moldavie situé entre le Prut et le Nistru, appelé plus tard "Bessarabie", est annexé par l’Empire russe. Après l’effondrement de celui-ci la Bessarabie est proclamée République Démocratique Moldave en décembre 1917 pour devenir indépendante en janvier 1918. Partie composante de la Roumanie dans l’entre-deux-guerres, république soviétique à partir de 1940, la Moldavie proclame sa souveraineté le 23 juin 1990 et son indépendance 27 août 1991, date devenue depuis Fête Nationale.


Le régime politique

Le drapeau moldave est divisé, verticalement, en trois parties: bleue, jaune et rouge. Au centre de ce drapeau, un aigle romain, au contour noir, avec un bec rouge, qui serre une croix jaune. Il tient une branche d’olivier entre ses griffes de droite, et un sceptre or dans celles de gauche. Sur sa poitrine, un bouclier divisé horizontalement en deux parties: l’une rouge et l’autre bleu, avec une tête de boeuf, une étoile, une rose, et un croissant. Le contour du bouclier est or.) .Aujourd’hui, bientôt 10 ans depuis la proclamation de son indépendance, la Moldavie est un Etat en transition poursuivant sa voie vers une économie de marché et dont les valeurs démocratiques sont garanties par la Constitution.

Le pouvoir législatif, exécutif et juridique sont séparés. Le chef de l’Etat est le Président de la République. Vu les modifications de la Constitution du 5 juillet 2000 il est élu par le Parlement au vot secret pour une période de 4 ans. Le Chef de l’Etat propose la candidature du Premier Ministre et nomme le Gouvernement après le vote du Parlement.
Le Parlement est l’organe représentatif suprême et l’unique autorité législative de l’Etat. C’est un Parlement monocameral avec 101 députés. Au 1er janvier 2000 une trentaine de partis et de mouvements socio-politiques coéxistaient dans le pays, regroupés autours de 3 platformes: centriste, de droite et de gauche. Il n’y a pas de formations politiques extrémistes. Les dernières élections parlementaires ont confirmé le caractère irréversible du processus démocratique et du pluralisme politique dans la société moldave.
La Moldavie entretient des relations diplomatiques avec 112 Etats. Elle est membre de l’ONU, de l’OSCE, du Conseil de l’Europe, de l’Initiative Central-Européenne, de la Coopération Economique de la Mer Noire. Lors du sommet de Hanoi en décembre 1997, la République de Moldavie a rejoint le groupe des pays membres de la Francophonie. Elle participe également au volet économique de la CEI et jouit du statut d’observateur auprès l’Organisation Mondiale du Commerce. La procédure d’adhésion à cette organisation est entré dans une étape finale. La Moldavie poursuie sa démarche en vue de participer pleinement au Pacte de stabilité pour l’Europe de Sud-Est.
Avec son adhésion au Conseil de l’Europe en 1995, la Moldavie s’est engagée dans la voie de l’intégration européenne avec l’objectif de devenir dans un premier temps membre-associé de l’Union Européenne. A cet égard un Accord de partenariat et de coopération a été signé en 1994, en vigueur depuis 1997.

La Moldavie est confrontée, dès son indépendance, avec la sécession de la Transnistrie, une portion étroite du territoire situé le long de la rive gauche du Nistru. Des négociations avec la participation de l’OSCE, de la Russie ainsi que de l’Ukraine en tant que médiateurs, sont engagées pour définir le statut de la Transnistrie.

Puisque la Constitution de Moldavie n’admet pas le stationnement des forces militaires étrangères sur son territoire, un accord a été conclu entre Chisinau et Moscou prévoyant le retrait des troupes russes stationnées en Transnistrie. Ce retrait fait également partie d’un engagement que la Russie a pris dans le quadre de plusieurs sommets de l’OSCE.



l’Agriculture :
Le secteur agricole reste pour l’instant le moteur principal du développement de l’économie moldave. Il représente près de 60% du PNB. 75% du territoire national sont cultivés, bien aidés par des conditions climatiques assez favorables à l’agriculture. Les productions importantes sont le blé, le maïs, la betterave àsucre, le vin et le tabac.
Le secteur agricole emploie directement ou indirectement plus de 50% de la main-d’oeuvre.
La production végétale est très diversifiée. On y trouve les céréales (3,13 millions de tonnes), la betterave (1,85 millions de tonnes), le tabac (33 000 tonnes), le raisin (300 000 tonnes), les fruits (930 000 tonnes) et légumes (220 000 tonnes), les pommes de terre (392 000 tonnes). Toute cette production, à l’exception de la pomme de terre dont 98% dépendent du secteur privé, est encore souvent assurée par les exploitations collectives.
L’industrie agro-alimentaire est en phase de croissance, la Moldavie en exportant deux tiers de sa production.
Le tabac, le vin et la viande sont les points forts de cette industrie. Une partie importante de la production des vins et spiritueux est dirigée vers le marché de la C.E.I.. Mais, depuis peu, la part exportée vers le marché occidental (Grande-Bretagne, Pays-Bas, Allemagne, pays scandinaves, Etats-Unis, France) est en croissance.
Le secteur laitier se modernise. L’utilisation de l’emballage "Tetrapack" et "Variopack" facilitent la commercialisation des produits. Les investissements étrangers aident à tous ces développements.
Enfin, la production de viande et de lait a subi un déclin important ces dernières années. Les technologies d’élevage et la recherche scientifique dans le domaine de la sélection nécessitent des investissements que les fermiers indépendants ne peuvent pas assumer.



Transports et télécommunications
La République de Moldavie dispose d’un réseau routier de 10 600 kilomètres. Le réseau ferré est de 1 150 km. Enfin trois principales compagnies assurent le transport aérien.
La Berd participe au fmancement d’un vaste projet de réhabilitation du réseau routier régional.
La détérioration des infrastructures constitue un sujet préoccupant pour les autorités moldaves. Les représentants moldaves ont estimé, en 1997, à près de 500 millions de dollars leurs besoins financiers pour la restructuration du secteur des transports. Le réseau téléphonique existant fonctionne correctement à l’intérieur de la capitale. Les communications avec la province et l’étranger sont plus aléatoires du fait de la vétusté du réseau et de sa capacité limitée.
En 1997, le réseau longue distance a progressé de 7 000 kilomètres pour atteindre 1 640 000 km. Le taux d’équipement est passé de 13,4 à 14,3 pour 100 habitants entre 1996 et 1997.
Au cours de la même période, le service postal a progressé de 4,2% soit 499 000 livraisons. Enfm, aujourd’hui, plusieurs fournisseurs proposent l’accès à Internet qui se développe assez rapidement.


La Santé

La République de Moldavie possède un réseau développé d’institutions médicales. En 1997, le gouvernement a adopté une réforme de la santé pour les années 1997-2003, qui porte principalement sur la réorganisation des services médicaux. La réforme met l’accent sur le développement d’un système d’assurances médicales et de la médecine privée. Celle-ci ne représente actuellement que 1% des activités du secteur. On peut compter 325 hôpitaux, 600 polycliniques, 630 cabinets gynécologiques et polycliniques pour enfants, près de 1000 postes de secours et 430 pharmacies.
En conformité avec la constitution, l’Etat assure à la population le droit à l’assistance et à la protection sociale, favorise par des mesures d’ordre économique la formation des familles, accorde aux mères et aux enfants un régime privilégié d’aide et de protection.
Malheureusement, les ressources allouées au secteur de la santé ne couvrent que 40 % des besoins.


Education et sciences
Le système de l’éducation nationale est organisé par niveaux. Le système de l’éducation préscolaire est formé de 1698 institutions. L’enseignement général est conçu en trois étapes:
Le primaire, qui compte 4 classes, le gymnase qui en compte 5, et le lycée qui en compte 3. L’enseignement secondaire professionnel assure l’assimilation d’un métier, de même que le perfectionnement et des cours qui préparent à une nouvelle qualification professionnelle.
En 1997, le parlement a ratifié un accord avec la Banque mondiale pour financer la réforme de l’enseignement. Le coût de ce projet s’élève à 20 millions de dollars US dont 11,5 millions sont prévus pour l’élaboration et la publication de nouveaux manuels et 3,34 millions pour la formation continue des professeurs.
En ce qui concerne les sciences, il existe en Moldavie 57 institutions académiques et 9 institutions d’enseignement supérieur.
Le plus important centre de recherches et de formation des cadres scientifiques de haute qualification est l’Académie des Sciences de la République de Moldavie. Depuis plus de 50 ans, les hommes de cette académie font des recherches fondamentales dans les domaines de la physique, de la chimie, de la biologie... Ces recherches sont prioritairement orientées vers la protection sociale, les ressources naturelles, la pharmaceutique, etc.
L’Académie est membre fondateur de l’Association Internationale des Académies des sciences, membre du Conseil International des Associations Scientifiques. Elle collabore avec les Académies des sciences de Roumanie, France, Pologne, Ukraine, Russie, avec le comité scientifique de l’OTAN, l’Agence Internationale pour l’énergie Nucléaire, etc.

Les exportations
Les produits alimentaires, les boissons et le tabac: 35%
Equipements électriques et électronique: 20%
Chimie, caoutchouc, plastique: 8%
Le bois, papier, le carton: 7%
Produits de l’industrie textile: 6%

Les importations
Produits agroa-alimentaires: 77%
Habillement, cuir: 15%

Les besoins liés à la restructuration des entreprises sont importants et les crédits occidentaux garantissent la solvabilité de ces opérations. Ceci a été bien compris par les entreprises allemandes (60M$ d’exportations en 1999), italiennes (29M$ d’exportations en 1999) ou grecques, qui assurent la plus grande partie des importations moldaves en biens d’équipement en provenance de l’Union Européenne.
En dehors des biens d’équipement destinés à l’agro-alimentaire, le marché moldave apparaît demandeur dans les domaines de la distribution et du stockage de l’énergie, des systèmes de contrôle du trafic aérien, de certains biens de consommation courante et des télécommunications. Le solde du commerce avec la Moldavie reste largement positif pour la France.

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