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Introduction
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La
République de Moldavie est située
au sud-est de l’Europe, entre les fleuves
Prut et Nistru
ainsi que sur une bande étroite de la rive
gauche du Nistru, dans son cours moyen et inférieur.
Entourée de la Roumanie et de l’Ukraine
la Moldavie occupe une superficie de 33,8
km². Le pays s’étend du
Nord au Sud sur 350 km et
de l’Ouest à l’Est sur 150 km.
Au croisement d’importantes axes de communication,
la Moldavie jouit d’une position favorable
assurant les liens commerciaux et touristiques avec
de nombreux pays.
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Le
relief représente une plaine vallonnée en
pente du Nord-Ouest vers le sud-est, à altitude moyenne
de 150 m au dessus du niveau de la mer.
Dans la partie centrale se trouvent les Codres
(région boisé) la région la plus élevée
à altitude maximale de 430
m. Les processus d’érosion et les glissements
de terrain ont conduit à la parution des ravins en
forme d’amphithéâtre où se situent
des localités rurales. Le paysage pittoresque des
Codres n’est pas sans rappeler certains régions
suisses. Cette zone joue un rôle important dans le
maintien de l’équilibre écologique.
Le réseau hydrographique comprend plusieurs centaines
de rivières et ruisseaux, mais seulement 7 d’entre
eux dépassent la longueur de 7 km. Le pays a plus
de 50 lacs naturels avec une superficie totale d’env.
60 km². La réserve des eaux souterraines avec
une nette prépondérance des eaux potables
est estimé à 200 mln. m3. Le pays est riche
en sources d’eau minérale.
En Moldavie existent 5 Parcs Nationaux ayant une surface
totale de 19,4 mille ha.
Le
climat du pays
est continental tempéré, similaire à
celui de l’Europe de l’Ouest, avec des hivers
courts et relativement doux (la moyenne étant de
-3° C en janvier) et des étés longues
et chaleureux (moyenne de +25° C en juillet). La température
moyenne annuelle est de +10° C.
Les
principaux gisements et richesses naturelles de la Moldavie
sont les composantes du ciment, le plâtre, la pierre
de construction, le sable et la matière première
pour les briques et tuiles. Du pétrole et du charbon
brun ont été découvert récemment,
dont l’importance industrielle est en cours d’évaluation.
Toutefois, la richesse la plus importante est le "tchernoziom",
considéré comme étant parmi les plus
fertiles au monde, dont l’étendue dépasse
75% des terres.
La
population de la République
de Moldavie compte plus de 4 457 mille
habitants, soit une densité
moyenne de 128 habitants / km².
La
capitale de la Moldavie est la ville
de CHISINAU, dont les chroniques attestent l’existence
depuis 1436.
La
Culture
L’image
authentique du peuple moldave est pleinement refleté
dans ses "doinas" (complaintes populaires) et
ses ballades, dans ses danses ravissantes, dans l’enjouement
des noces, dans toutes les costumes de la société
patriarcale et du foyer parental. Durant des siècles,
les Moldaves ont bâti des citadelles pour défendre
leurs terres et leur liberté. Ils ont érigé
plusieurs églises et monastères - expression
fidèle de leur âme - qui demeurent des centres
d’histoire et de culture nationale. Des écoles
et des bibliothèques, où l’on copiait
et traduisait des livres rares sont apparues au fil des
siècles a côté de ces centres. La civilisation
geto-dace, la proximité des villes pontiques grecques,
la conquête romaine, la diffusion du Christianisme,
l’influence byzantine, la vassalité à
la Porte sont des événements qui ont profondément
marque la spiritualité autochtone et les processus
de l’évolution des arts plastiques , décoratives
et de l’architecture du pays. Jusqu’à
nos jours subsiste dans le Sud de la république les
remparts en terre de Trajan, surnommés par les paysans
"remparts des géants".
Pendant
les rares périodes de paix le peuple a édifié
des précieux monuments de culture spirituelle. Au
XVIIème et au XVIIIème siècles paressent
les premières oeuvres laïques en langue roumaine
de Grigore Ureche, Miron Costin, Nicolae Milescu-Spataru,
Dimitrie Cantemir. Des écoles laïques sont ouvertes
et des livres imprimés voient le jours. Les princes
Matei Bassarab (1632-1654), Vasile Lupu (1633-1653), Constantin
Brancoveanu (1688-1714) etc. ont été les fondateurs
de la littérature moldave.
| Orheiul
Vechi
(ci-contre) est un des plus importants cites historiques
ou l’on peut voir les vestiges des anciens habitats
des geto-daces; des fondements de la mosquée,
du mihrab, du caravansérail et des bains de
la cite médiévale tatare, les ruines
d’une cite moldave du XV siecle.
Les fresques de l’église de Causani représentent
le plus important ensemble de peinture murale médiévale.
Les fortifications médiévales sont représentés
par la forteresse de Soroca
(ci-dessous), de Tighina-Bender, faisant partie jadis
d’un vaste système de défense
contre les invasions nomades construit le long du
fleuve Nistru.
Le long de toute leur histoire les Moldaves ont apprécié
et célébré les artisans - créateurs
des fameux tapis en laine, des broderies ingénieuses,
de la poterie etc
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L'économie
Généralités
L’économie
du pays est basée sur les principes du marché,
de l’initiative et de la concurrence loyale.
Comme tout Etat en transition la République
de Moldavie est confrontée aujourd’hui
à des difficultés majeures tout en
s’adaptant aux nouvelles conditions et relations
économiques. Parmi les ex-républiques
soviétiques la Moldavie a été
un des pays les plus touchés par les conséquences
de l’effondrement de l’ancien système,
dont les plus importantes ont commencé à
se manifester dès 1991.
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Le
déclin de la production, les difficultés tant
intérieures que extérieures ont affecté
le régime fiscal, notamment la balance des paiements.
Bien que le volume du commerce extérieur, y compris
l’exportation, ait augmenté, la balance commerciale
est restée négative, enregistrant un déficit
de 15,6% du PIB. La nécessité d’un support
financier extérieur pour la réalisation des
réformes a généré les dernières
années le cumul d’une dette extérieure
estimée à 93% du PIB.
Le budget de l’Etat fait l’objet de trois lectures
au parlement. Le système budgétaire moldave
comprend le budget de l’état, les budgets locaux,
le budget social, et les fonds budgétaires complémentaires
Depuis 1993 les gouvernements successifs ont mis en place
les outils législatifs pour réformer l’économie
moldave. La stabilisation financière, obtenue avec
le soutien du FMI, a constitué le premier succès.
Une nouvelle monnaie a été mise en circulation
en 1993. Le Ministère des Finances a appliqué
une politique monétaire et fiscale très stricte
qui a assuré une baisse régulière de
l’inflation (11,2% en 1997) et la stabilité
des taux de change du leu qui s’échange aujourd’hui
à 12,4 lei pour 1 dollar
La privatisation et la restructuration des principales entreprises
publiques, la mise en place d’un cadre législatif
adapté aux exigences des échanges internationaux
et l’ouverture vers de nouveaux marchés étrangers
constituent les principaux enjeux de la transition économique.
Le gouvernement bénéficie de l’assistance
des bailleurs de fonds internationaux. Après la phase
de stabilisation, la Moldavie est confrontée au problème
de la revitalisation de son économie. Les réformes
ont amélioré l’efficacité et
la réactivité des entreprises. Ce processus
a cependant ses limites. La dette intérieure et extérieure
atteignent des niveaux records et la balance commerciale
enregistre un déficit structurel croissant. La politique
de libéralisation de l’économie a également
des retombées négatives sur le plan social.
Le gouvernement en 1997 et 1998 a activement oeuvré
à la deuxième génération de
réformes. Les priorités de la politique budgétaire
concernent la promotion du secteur privé et la discipline
des agents économiques, l’élimination
des arriérés fiscaux et le paiement des dettes
des entreprises, en particulier dans le domaine énergétique.
La réforme économique, dans son ensemble,
est soutenue par plusieurs organisations financières
internationales, y compris le FMI, la Banque Mondiale, la
BERD, etc. Les crédits accordés sont utilisés
pour maintenir le taux de change de la monnaie nationale,
pour le développement du secteur privé et
des petites entreprises, pour la réalisation de certains
projets et réformes dans divers domaines et sphères
de l’économie.
Aujourd’hui, l’objectif principal de la Moldavie
est d’intégrer l’organisation Mondiale
du Commerce. Avec les derniers résultats, ceci est
sur le point de se réaliser.
Produit
Interieur Brut
Après
une croissance modeste en 1997 (+1.3%) et une forte baisse
en 1998 (-8.6%), la recession a continué en 1999,
provoquant une baisse du PIB de 5% qui s’établit
à 12 204 millions lei (1.18 milliard de dollars).
Ces deux années difficiles s’expliquent par
la crise économique et financière russe de
1998 et par la duré de restructuration de l’économie
moldave. Pour 2000, les experts anticipent une croissance
de 2%.
Inflation
L’indice
des prix à la consommation, qui affichait une hausse
de plus de 2000% en 1993 aété ramené
à 23.8% en 1995, 15.1% en 1996 puis 11.2% en 1997.
Si l’inflation a été maintenue en dessous
de 15% (exigence du FMI) pendant le 1er semestre 1998, la
crise russe a perturbé cette tendance positive en
ramenant l’inflation à 18,3% en 1998 et à
39% en 1999. En l’an 2000, elle devrait se stabiliser
autour de 25%.
Emploi
et salaires
Malgré
les difficultés économiques, le nombre officiel
de chômeurs reste modeste. En décembre 1999
on en dénombrait 32 000 (contre 28 000 en janvier
1998). Les catégories les plus touchés par
le chômage sont les femmes (66%) et les jeunes de
moins de 30 ans (50%). 20% des chômeurs ont une formation
universitaire.
Néanmoins,
les travailleurs sont confrontés à plusieurs
problèmes: les arriérés de salaires,
les congés sans soldes, les emplois à temps
partiel et les paiements en nature.
Salaire
moyen en 1997: 220,0 lei (47.31 USD)
Salaire moyen en 1998: 252,0 lei (46.83 USD)
Salaire moyen en 1999: 292,0 lei (26,00 USD)
Ces
chiffres ne mettent pas en valeur l’écart de
salaires entre les villes et la campagne, entre les différents
secteurs d’activités (138.3 lei pour l’agriculture,
420.8 lei pour l’industrie et 1131.1 lei pour le secteur
financier). Il faut également souligner que de nombreux
habitants cumulent plusieurs emplois pour maintenir leur
pouvoir d’achat.
Budget de l’état
Pour l’an 2000, voté le 11 avril dernier, le
budget prévoit des recettes de 3795 millions de lei
(3100 mln. en 1999) et des dépenses de 4175 millions
de lei, soit un déficit de 380 millions de lei. A
la fin du I trimestre 2000, le déficit s’élevait
à 15 millions de lei. La dette interieure à
la même date comptait 1875,4 mln.lei (1$ = 12,4 lei)
et celle extérieure 749,9 mln. de dollars.
Taxes et fiscalité
La législation fiscale tend à favoriser l’investissement
local et à soulager les entreprises. Ainsi le taux
de l’impôt sur le bénéfice des
sociétés est passé de 32% à
28%. En outre, une réduction d’impôts
sur les bénéfices est octroyée a hauteur
de 50% du montant investi en immobilisations.
Le taux de la TVA applicable aux marchandises et aux services
est actuellement de 20%. En 1999, les droits de douanes
varient entre 5% et 15%. Les droits de douanes sont fixés
annuellement par la loi sur le budget. Les importations
temporaires et certains équipements destinés
à la production ne sont pas soumis à la TVA,
aux droits de douanes et aux accises.
Commerce exterieur
Le monopole d’état dans le domaine du commerce
extérieur a été aboli en 1992. Le commerce
extérieur est libéralisé, sauf pour
quelques catégories spécifiques (armements,
métaux précieux, etc.). Toutes les restrictions
sur les exportations ont été supprimées.
La Moldavie est tributaire de ses exportations. Le commerce
extérieur reste largement marqué par le rôle
de fournisseur de produits agricoles qui était dévolu
à la Moldavie dans l’ex-Union Soviétique.
Affectées par la crise financière russe, les
exportations ont connu une forte baisse sur l’année
1998: - 27%. Les importations ont également baissé:
-12.5%. Parmi les importations, seules 2 catégories
ont progressé: les machines et biens d’équipement,
+ 30% et le textile +3.7%.
En 1999, comme conséquence de la même crise
financière, le commerce extérieur a continué
se contracter: les exportations ont baissé de 26%
pour s’établir à 415 millions de dollars
et les importations de 50% à 516 millions de dollars
par rapport à la période janv-nov 1998. L’an
2000 a rétabli la tendance positive du commerce extérieur
qui au I trimestre a connu une hausse de 28,6% (+65,4 mln.dollars)
par rapport à la même période de 1999.
Au cours de l’année 1999, la part de la CEI
dans le commerce extérieur moldave a baissé
fortement ce qui indique un réequilibrage en faveur
de l’UE ou des pays de l’Est. Néanmoins,
l’augmentation des exportations vers l’UE ne
compense toujours pas la réduction des débouchés
en CEI.
Certains pays européens, comme l’Allemagne
ou l’Italie, ne négligent pas le potentiel
moldave et concentrent leur attention sur des créneaux
porteurs (textiles, matériaux de construction, équipement
pour l’industrie agro-alimentaire).
Investissements
La Moldavie bénéficie de nombreux prêts
et aides qui lui sont accordés par les pays occidentaux,
la Russie, ainsi que la Banque Mondiale, la BERD, le FMI
ou l’Union Européenne. Ces facilités
financières, ainsi que l’assistance technique
qu’elle reçoit, aident la Moldavie à
restructurer son appareil productif. Les besoins moldaves
en matière de biens d’équipement, de
technologies et d’accès aux marchés
internationaux sont considérables, ce qui offre des
opportunités de partenariat aux entreprises étrangères.
Depuis 1991, les organismes publics multiplient les efforts
pour promouvoir l’image du pays et développer
les structures d’aide aux investisseurs étrangers.
L’adhésion àl’Agence Multilatérale
pour la garantie des Investissements (MIGA) assure aux investisseurs
étrangers le dédommagement en cas de guerre
civile, de troubles politiques ou de décisions gouvernementales.
Les investissements peuvent être effectués
dans toutes les branches d’activité, sous réserve
de ne pas contrevenir aux intérêts et à
la sécurité de l’Etat. Les étrangers
ne peuvent pas être propriétaires que pour
de terrains affiliés à leurs entreprises.
En outre, ils peuvent en obtenir le prêt pour une
période maximale de 99 ans.
En Avril 1999, le Parlement français a ratifié
un accord entre la Moldavie et la France portant sur la
protection des investissements. Enfin, les négociations
sur l’établissement d’une convention
de non double imposition qui avaient commencé en
octobre 1999 devraient s’achever cette année.
Au 1 janvier 2000, on dénombrait 1874 entreprises
avec participation étrangères (dont 589 avec
une participation de 100%). Environ 70 % sont dans le commerce,
12% dans l’industrie, 1% dans l’agriculture.
Les investissements de ces entreprises à partir de
la date de leur enregistrement s’élève
en 1999 à 535 millions de dollars, dont 296 millions
$ (55%) ont été versés par les investisseurs
étrangers. Les principaux pays investisseurs sont:
la Russie (55 M$), les Etats-Unis (31,1 M$), la France (12,4M$),
l’Irlande (11,3 M$), l’Allemagne (10,5 M$),
le Liechtenstein (9,2 M$).
En outre, Voxtel, la filiale Moldave de France Telcom Mobile
International a signé un prêt de 40 M$ le 8
avril 1999. Cet investissement va placer la France en 2-ème
position derrière la Russie.
Les investissements étrangers sont essentiellement
concentrés dans le secteur énergétique
et le secteur d’alimentation en gaz naturel et eau
(104 M USD), l’industrie de transformation (93,8 M
USD), le commerce (56,9 M USD, les transports (5,7 M USD),
l’hôtelerie (5,5 M USD et l’immobilier
(5,9 USD).
Les entreprises à capital étranger assurent
29.9% du volume total des exportations et 27.2% des importations
du pays.
La taille du secteur privée n’a cessé
de croître depuis quelques années. Au début
de 1999, la part du privé dans l’économie
était estimé à 60%.
Dès 1992, la République de Moldavie a adopté
un arsenal juridique qui favorise le commerce. L’assistance
technique internationale a facilité l’adoption
de la législation moldave aux réalités
économiques nouvelles.
La plupart des organismes de coopération interviennent
dans ce domaine. Le GTZ a financé la loi sur les
faillites et l’étude d’un nouveau code
fiscal entré en vigueur le I er janvier 1998. TACIS
et le GTZ accompagnent les réformes nécessaires
pour la demande d’adhésion à l’OMC.
La collaboration internationale permet de promouvoir un
cadre législatif de plus en plus ouvert.
Les étrangers bénéficient des mêmes
garanties que les moldaves, tant pour les personnes physiques
que juridiques.
L’attitude du gouvernement moldave envers les investissements
étrangers est naturellement favorable. Pour les investissements
importants, des avantages ou des incitations fiscales particulières
peuvent être obtenues. Pour les investissements supérieurs
à 5 millions de dollars, une autorisation du ministère
des fmances est nécessaire. Mais celle-ci s’obtient
sans grandes difficultés.
Une entreprise étrangère peut créer
une filiale à 100% ou une succursale, sans s’associer
à un partenaire local. La législation garantit
l’inviolabilité de la propriété.
Les entreprises qui ont reçu un investissement supérieur
à 250 000 dollars, bénéficient d’un
abattement de 50% sur l’impôt sur les bénéfices
pendant cinq ans.
Les résidents des zones franches bénéficient
d’autres facilités: exonération de taxes
à l’importation, de la TVA, des droits de douanes.
L’impôt sur les bénéfices est
de 20%.
Industrie et énergie
Le secteur industriel a été le plus touché
par l’éclatement de l’ex-U.R.S.S. Depuis,
de nombreuses mesures ont été pris pour restructurer
et moderniser ce secteur.
L’industrie mécanique comprend 77 entreprises
et 42 000 employés, produit essentiellement des équipements
électriques, médicaux, de l’outillage
pour l’industrie pharmaceutique, des machines pour
le complexe agro-industriel et des équipements pour
les télécommunications. L’industrie
des matériaux de construction est représentée
par 50 sociétés. Les capacités de production
s’élèvent à 2,5 millions de tonnes
de ciment, 2,2 millions m3 de bétons, 110 000 tonnes
de chaux, 254 millions de briques, 460 millions de blocs
de pierre et 4 millions de m2 de linoléum. 15 branches
et 180 entreprises employant 41 000 personnes composent
l’industrie agroalimentaire.
A noter que une partie importante de l’industrie lourde
se trouve en Transnitrie. L’industrie métallurgique
est principalement représentée par l’usine
nouvelle de Ribnita. Avec une capacité annuelle de
production de 700 000 tonnes.
La production de l’industrie légère
(46 entreprises et 25 000 employés) est très
diversifiée: tricotage, vêtements, tapis, chaussures,
maroquinerie. Une grande partie des entreprises de ce secteur
ont été modernisée, plusieurs entreprises
mixtes ont été créées avec la
participation de capitaux étrangers. 20 entreprises
emploient 7 000 employés dans la production de bois
et de meubles.
En 1997, la Moldavie a initié la dérégulation
de son secteur énergétique (gaz et électricité)
avec le soutien de la banque mondiale et de l’Usaid
(assistance technique américaine). Cette mesure etait
essentielle pour le rétablissement des équilibres
financiers de l’Etat. Le 2 août 1999 le Gouvernement
a annoncé un appel d’offre pour la privatisation
des sociétés de distribution. Le gagnant,
Union Fenosa (Espagne) a offert 20,2 millions dollars pour
le RDE Chisinau et RDE Centre et a pris l’engagement
d’investir autres 42,9 millions dollars dans les cinq
années prochaines.
Le
système financier
Le
fonctionnement d’un système financier et monétaire
indépendant est une condition obligatoire de la souveraineté
d’un pays. L’adoption en 1995 par le Parlement
de la République de Moldova des lois concernant la
Banque Nationale de Moldavie et les institutions financières
a constitué un acquis important pour la période
de transition. Le cadre légal de l’activité
de la BNM s’est traduit par la délimitation
précise de ses attributions, de ses objectifs et
des instruments de sa politique, de ses relations avec les
institutions financières.
La Moldavie a adopté initialement l’objectif
général du passage d’un système
financier monobancaire, caractéristique pour la période
soviétique, vers un système structuré
à deux niveaux. Au premier niveau il y a la banque
centrale, indépendante, au deuxième se situent
les banques commerciales, qui agissent selon les principes
de la concurence. A présent il y a 21 banques commerciales
en Moldavie, dont 7 au capital entièrement étranger
et 12 au capital mixte, ce qui dénote une certaine
attractivité du secteur bancaire pour les investisseurs
étrangers.
La création en 1995 et le développement ultérieur
du marché des titres d’Etat, du marché
des changes, y compris de celui interbancaire et boursier,
a constitué un élément tè?s
important de la transition. L’objectif suivant a été
la création du marché secondaire dans lequel
la banque centrale ajuste la liquidité du syst?me
bancaire par l’intermédiaire des opérations
open market, en utilisant les instruments monétaires
indirects.
L’implantation des réformes initiées
par la banque centrale dans les domaines de la supervision
bancaire, du système des paiements et du syst?me
de comptabilité ont constitué les éléments
les plus importants pour atteindre les objectifs généraux.
L’introduction de la monnaie nationale le 29 novembre
1993 a eu comme rézultat la metrise de l’inflation
galopante, ce qui corraispondait à l’objectif
principal de la politique bancaire, soit la stabilité
de la monnaie nationale. Par conséquent, l’inflation
a baissé de 2707,2% en 1993 et de 104,6% en 1994
à 11,2% en 1997, pour hausser suite à la crise
financière de Russie jusqu’à 18% en
1998 et à 43,7% en 1999.
Les résultats de dernières années,
y compris après la crise financièe de 1998,
ont prouvé l’efficacité et la flexibilité
de la politique de change de la BNM, qui a permis le flottement
libre du Leu, ce qui a équilibré les divers
secteurs du marché : celui des crédits, des
titres, du marché des changes.
Interéssée à proteger les créditeurs
et les déposants bancaires, la BNM a établit
à partir de 1992 des réglements prudentieux
pour les banques commerciales, modifiés au mois de
mars 1995, qui prévoient des standards correspondant
à l’Accord de Bâle pour ce qui est du
système bancaire de Moldavie.
La communauté internationale a apprécié
les réformes économiques, mises en place en
Moldavie les dernières années. Dans la période
1992-1993 le pays est devenue membre des institutions financières
internationales, telles que : le Fond Monétaire International,
la Banque Mondiale, la Banque Européenne pour la
Reconstruction et le Développement.
Le 30 juin 1995 la République de Moldavie a accepté
les prévisions de l’Article 8, Sections 2,
3 et 4 du Statut du Fond Monétaire International,
ce qui a permis aux agents économiques d’acheter
et de vendre des devises pour toutes les transactions courantes
internationales, ainsi que pour quelques opérations
de capital. La convertibilité dans la réalisation
des opérations courantes internationales simultanément
avec la libéralisation du commerce extérieur
ont constitué des éléments prédestinés
à soutenir l’orientation des entreprises moldaves
vers la production et les investissements.
La coopération à long terme avec ces institutions
prouve la confiance de la communauté mondiale pour
les mesures entreprises par le Gouvernement de la République
et la Banque Nationale en vue de l’amélioration
de la situation dans le pays, de la restructuration de l’économie
et de la stabilisation du secteur financier.
Les relations de Moldavie avec l’Union Européenne
et les Etats-membres ont à la base l’Accord
de Partenariat et Coopération, signé le 28
novembre 1994 et en vigueur depuis le 1 juillet 1998. Parmi
d’autres clauses, cet Accord prévoit la coopération
dans le domaine financier-bancaire, visant à l’intégration
de la République de Moldavie dans les systèmes
de réglements mutuels universellement acceptés.
Les
activités culturelles
restent diversifiées. L’Opéra national
organise chaque année le festival international "Invite
Maria Biesu" et effectue des tournées dans des
pays d’Europe occidentale. Le festival biennal "
Eugène Ionesco ", avec la participation de troupes
théâtrales de différents pays, dont
la France, est devenu une tradition. A Chisinau, on trouve
plusieurs salles de concert dont la Philharmonie nationale
et la Salle d’orgue. Ces activités sont en
majorité financées par des mécènes.
Les
rapports bilatéraux moldo-français
Les
relations entre la Moldavie et la France sont encadrées
par le Traité d’Entante, d’Amitié
et de Coopération signé en 1992. Les visites
officielles en France et en Moldavie de M Petru Lucinschi,
président de Moldavie, et M Jacques Chirac, président
de la République Française ont marqué
un tournant important dans la coopération moldo-française.
L’adhésion
de la Moldavie à la Francophonie a confirmé
son attachement aux valeurs de celle-ci et reflète
les affinités existant entre les deux cultures et
civilisations, ainsi que la francophilie traditionnelle
des Moldaves.
Les relations économiques et commerciales
Le
cadre juridique de celles-ci est défini par "l’Accord
de Partenariat et de Coopération" avec l’Union
Européenne, ainsi que par les accords sur la protection
réciproque des investissements, sur le transport
routier et sur le transport aérien. Les négociations
pour un accord de non double-imposition ont débuté
au mois d’octobre 1999. Un deuxième round devrait
avoir lieu au printemps 2000 à Paris afin de finaliser
cette convention.
La
France occupe certainement une place à part dans
le processus de la modernisation de l’économie
nationale. Jusqu'à présent les investissements
directs des compagnies françaises en Moldavie comptent
environ 250 millions FF en chiffres absolues. Par conséquent,
la France est devenu le 3-ème investisseur étranger
en Moldavie, derièrre la Russie et les Etats-Unis.
A l’heure actuelle toutes les conditions sont remplies
pour qu’elle en passe au premier rang. A noter que
les investissements français dans l’économie
moldave représentent aujourd’hui environ 16,5
% du total des investissements des Etats membres de l’Union
Européenne.
A
la date du 1 janvier 2000 on comptait en Moldavie 22 entreprises
moldo-françaises, 6 entreprises multilatérales
avec la participation du capital français et 7 avec
participation du capital français 100%.
Compte
tenu du fait que le processus de privatisation continue
en Moldavie dans tous les domaines de l’économie
nationale, il est tout à fait possible que les investisseurs
français soient intéressés par les
appels d’offres dans les secteurs suivants:
l’industrie
de traitement de la matiè re premiè re agricole,
la production et l’assemblage des machines agricoles,
d’outillages technologiques pour l’industrie
alimentaire, et des diverses mécanismes pour les
fermes;
le complexe énergétique (l’électricité,
gaz);
l’industrie pharmaceutique et l’équipement
médical;
la production des appareilles de mesure de haute précision,
y compris électroniques;
télécommunications est ces infrastructures;
l’industrie du tabac et de vinification etc.
En outre, il existe en Moldavie un bon nombre d’entreprises
dotées de hautes technologies, de main d’oeuvre
qualifiée, qui autrefois faisaient partie du complexe
militaire de l’ex-Union Soviétique. Leur champ
de production concerne les technologies militaire avancées,
à partir de systèmes de recherche intelligente
des cibles jusqu’aux technologies performantes du
programme spatial de l’ex URSS.
En
ce qui concerne le commerce franco-moldave, il est à
mentionner le décalage important qui existe entre
le volume des investissements français et le niveaux
des échanges commerciaux entre les deux pays.
Les
échanges commerciaux sont caractérisés
notamment par la place importante qui revient aux produits
agro-alimentaires en raison d’une spécialisation
étroite des exportateurs moldaves sur ces produits.
(Voir le tableau). Il semble cependant que les entreprises
françaises susceptibles de s’intéresser
à la Moldavie n’aient pas encore pris la mesure
de l’ensemble du potentiel du marché moldave.
Les
exportations et les importations françaises vers
la Moldavie peuvent être regroupées sur cinq,
et respectivement, 2 postes principaux, (en % du total des
exportations en 1999):
Les entreprises françaises en Moldavie
France
Telecom Mobile International est l’actionnaire majoritaire
(51%) de Voxtel, l’opérateur de téléphonie
mobile local. C’est la 3-ème entreprise parmis
les dix les plus grandes compagnies étrangères
présentes en Moldavie. L’investissement total
se chiffre à 65 millions de dollars. Voxtel emploie
environ 200 personnes et exploite le réseau GSM depuis
octobre 1998. Le 8 avril 1999, Voxtel a signé un
prêt de 40 millions de dollars auprès de l’International
Finance Corporation (Banque Mondiale).
Le
Crédit Commercial de France est la Banque conseil
qui organise la privatisation du secteur énergétique
sur fonds Banque Mondiale.
Lafarge
a finalisé la reprise de 52% des actions de l’usine
de ciment de Rezina pour 200 000 dollars et s’est
engagé à investir 13 millions de dollars.
Le 28 mai 1999, Lafarge a participé a la assemblée
générale des actionnaires. La production a
repris mi-août 1999 et l’usine produira 500
000 tonnes de ciment chaque année.
Le
groupe Bargues Agro-Industries, numéro deux européen
dans le secteur des noix, s’est installé dans
la région de Télénesti. L’enteprise
a investi environ 160 000 dollars et emploie aujourd’hui
près de 200 personnes.
La
société Alstom et l’enteprise SIIF Energie
ont reçu du gouvernement une licence les autorisant
à produire de l’électricité.
Le consortium prévoit la construction d’une
centrale de production d’électricité
de 125 MW. L’investissement prévu est de 80
millions de dollars. Le consortium a obtenu une licence
de production d’électricité pour 25
ans.
Le
groupe Bergerat Monnoyeur a ouvert un bureau de représentation
à Chisinau. Bergerat Monnoyeur a très bien
réussit son implantation en Roumanie et se montre
optimiste sur sa présence commerciale en Moldavie.
Les produits proposés sont des compresseurs, des
groupes électrogènes, la gamme Caterpillar
et la gamme de matériel agricole John Deer.
En
1996, la filiale roumaine d’Alcatel a vendu un central
téléphonique pour le district de Hincesti.
Alcatel est en négociation avec Moldtélécom
pour remplacer plusieurs autres centraux téléphoniques.
Le groupe français devrait créer une représentation
permanente suite à la vente de matériel pour
l’installation du réseau GSM en Moldavie.
Une
représentance Renault pour la vente des voitures
a été inaugurée au mois d’août
dernier.
Les
parfums français sont aussi bien représentés
sur le marché moldave. Des magasins Yves Rocher,
Arcopal et Parfum Lux ont été ouverts dans
le centre ville.
La
coopération entre la République de Moldavie
et la France a une bonne perspective. Tous les éléments
sont là: d’un coté il y a la volonté
politique au plus haut niveau d’approfondir et d’élargir
cette coopération, de l’autre - il y en a le
cadre juridique nécessaire. L’acquis d’une
perspective claire d’adhésion à l’Union
Européenne devrait également contribuer à
la croissance des flux des capitaux étrangers, y
compris français, ce qui, finalement, peut avoir
un impact général positif sur la stabilité
et le climat investissionnel du pays.
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